Sources et méthode
Élysée 2027 est une maquette pédagogique, pas un outil de prévision. Cette page explique comment les chiffres du jeu sont construits, ce qu’ils simplifient et où trouver les données officielles pour aller plus loin.
Le point de départ
| Indicateur | Valeur dans le jeu |
|---|---|
| PIB | environ 3 000 Md€ |
| Déficit public | 156 Md€, soit 5,2 % du PIB |
| Dette publique | environ 3 630 Md€, soit 121 % du PIB |
| Croissance de départ | 1 % par an (0,8 % en mode Crise, 1,1 % en État de grâce) |
| Dérive du solde sans réforme | environ −4,5 Md€ par an (vieillissement, charge de la dette) |
Ces valeurs sont arrondies et volontairement proches de la situation des finances publiques françaises au milieu des années 2020. Elles servent à donner les bons ordres de grandeur, pas à reproduire une année précise.
D’où viennent les 147 mesures
Les mesures reprennent des propositions qui circulent dans le débat public : programmes de partis, rapports d’institutions, propositions d’économistes, amendements budgétaires. Leur rendement est un ordre de grandeur arrondi inspiré des chiffrages publiés, le plus souvent ceux des sources suivantes :
- les projets de loi de finances et de financement de la Sécurité sociale, et leurs annexes ;
- les rapports de la Cour des comptes et du Haut Conseil des finances publiques ;
- le Conseil des prélèvements obligatoires et le Conseil d’orientation des retraites ;
- les comptes de la nation et les publications de l’Insee ;
- les évaluations d’instituts indépendants (par exemple l’Institut des politiques publiques ou l’OFCE).
Quand les chiffrages divergent fortement (c’est fréquent, par exemple pour l’ISF ou la taxation des très hauts patrimoines), le jeu retient une valeur intermédiaire et prudente. Toutes les fiches sont consultables sur la page des réformes par ministère.
Comment le jeu calcule
- Le solde : chaque année, il combine la dérive tendancielle, les effets des mesures signées et les événements. Une mesure peut monter en charge sur plusieurs années (par exemple une réforme des retraites).
- La croissance : certaines mesures la soutiennent ou la freinent légèrement. Elle fait varier le PIB, donc le ratio de déficit, et influence l’opinion.
- L’opinion : chaque mesure a un effet immédiat. S’y ajoutent l’usure du pouvoir (plus on est populaire, plus on s’use vite), la conjoncture et une « rancœur sociale » de deux ans après les mesures très dures.
- Le capital politique : une ressource limitée chaque année, qui empêche de tout réformer d’un coup. Elle dépend de la popularité et de la croissance.
- La censure : si la popularité tombe sous un seuil (20 à 25 selon le mode), le gouvernement est renversé.
Ce que le modèle simplifie
- Les effets de chaque mesure sont additifs : le jeu ne modélise pas finement leurs interactions.
- Les comportements (évasion fiscale, réaction des entreprises, des ménages) ne sont représentés que par des effets de croissance schématiques.
- Le Parlement, les collectivités et l’Union européenne sont résumés par l’opinion, les événements et le seuil de censure.
- Les taux d’intérêt et la charge de la dette évoluent par paliers, à travers des événements, et non par un modèle financier.
Ces simplifications sont assumées : elles rendent le jeu lisible en une séance. Elles en font aussi un bon support de discussion (« qu’est-ce qui manque au modèle ? »).
Neutralité politique
Le jeu propose des mesures de gauche, de droite, écologistes et souverainistes, avec le même niveau de détail. Aucune n’est présentée comme la bonne réponse. L’équilibrage a été testé avec des milliers de parties simulées : une stratégie qui n’utilise que des mesures de gauche et une stratégie qui n’utilise que des mesures de droite obtiennent des résultats proches. Atteindre les 3 % est possible par plusieurs chemins, avec des conséquences différentes pour l’opinion.
Signaler une erreur
Si un chiffrage vous semble faux, ou si une mesure importante manque, écrivez à [email protected] en indiquant votre source. Les corrections sont intégrées dans les versions suivantes.