Comment jouer à Élysée 2027
Cinq budgets, 147 décisions, un objectif : ramener le déficit public sous 3 % du PIB sans être renversé. Voici tout ce qu’il faut savoir pour réussir votre mandat.
Le déroulement d’une partie
- Choisissez un mode. État de grâce (facile), Mandat standard (équilibré) ou Crise politique (difficile). Le mode change la dégradation spontanée du budget, votre capital politique et le seuil de censure.
- Signez vos réformes. Chaque année, parcourez les dossiers des 18 ministères et signez les décisions de votre choix, dans la limite de votre capital politique.
- Clôturez l’année. Les effets s’appliquent, les dépêches tombent et l’opinion réagit. Vous voyez le détail : usure du pouvoir, conjoncture, rancœur.
- Recommencez quatre fois. Le mandat couvre les budgets 2027 à 2031. Il s’arrête plus tôt si la popularité passe sous le seuil de censure.
- Découvrez votre bilan. Trajectoire du déficit et de la dette, score, liste de vos réformes et distinctions obtenues.
Le capital politique
Le capital politique représente votre marge de manœuvre face au Parlement et à l’opinion. Chaque réforme en coûte un certain nombre de points. Vous en recevez chaque année :
- une base de 12 points en mode standard ;
- un bonus d’état de grâce : +3 la première année, +1 la deuxième ;
- un bonus ou malus selon votre popularité et la conjoncture ;
- +1 pour chaque mesure populaire signée ;
- le report d’un tiers du capital non dépensé (4 points au maximum).
Conséquence : les deux premières années sont celles où vous pouvez le plus agir. C’est le moment des grandes réformes.
Les effets d’une décision
Chaque dossier affiche quatre informations :
- l’effet sur le solde, en milliards d’euros par an (positif si la mesure rapporte ou économise, négatif si elle coûte) ;
- le coût en capital politique ;
- l’effet sur l’opinion ;
- la montée en charge : effet dès l’année suivante, ou plein effet au bout de plusieurs années.
Certaines décisions agissent aussi sur la croissance, ce qui améliore les recettes à moyen terme.
L’opinion publique et la censure
Votre popularité démarre à 50 sur 100. Elle évolue avec vos décisions et les événements, mais aussi de façon naturelle : quand elle est haute, l’usure du pouvoir la fait baisser ; quand elle est basse, elle remonte un peu. Les réformes très dures (−10 d’opinion ou pire) laissent une rancœur : −1 par an pendant deux ans.
Si la popularité descend sous le seuil de censure (22 en mode standard, 20 en état de grâce, 25 en crise politique), le gouvernement tombe et la partie se termine.
Dépêches et dilemmes
À chaque fin d’année, des dépêches arrivent en flash : inquiétude des marchés, dégradation de la note, grèves, canicules, reprise plus forte que prévu, succès diplomatique… Elles dépendent en partie de vos choix : un déficit trop élevé attire les mauvaises nouvelles financières, une croissance solide les bonnes. Des dilemmes vous demandent parfois de trancher rapidement entre deux options.
Stratégies pour atteindre les 3 %
- Agissez tôt. Les réformes à montée en charge lente doivent être signées dès 2027 ou 2028 pour produire leur plein effet avant la fin du mandat.
- Mélangez les mesures. Associez une réforme impopulaire et rentable à des mesures populaires pour garder l’opinion au-dessus de la zone d’alerte (30).
- Évitez d’enchaîner les mesures très dures. La rancœur s’additionne et déclenche grèves et manifestations.
- Ne négligez pas la croissance. Une croissance plus forte augmente les recettes et attire des événements favorables.
- Gardez un peu de capital. Le report d’un tiers du capital non dépensé peut financer une grande réforme l’année suivante.
Les distinctions de fin de mandat
Douze distinctions récompensent des styles de gouvernement différents, par exemple :
- L’Objectif 3 % : terminer sous 3 % de déficit ;
- L’Équilibriste : moins de 4 % de déficit et au moins 55 de popularité ;
- Le Funambule : ne jamais passer sous 35 de popularité et finir sous 4 % de déficit ;
- Le Rescapé : descendre sous 25 de popularité… et survivre ;
- Docteur Jekyll : signer au moins trois mesures de gauche et trois de droite.